Quels secteurs d’application possibles pour la technologie blockchain?

On la connaît comme étant l’architecture du bitcoin, mais dans quels autres domaines le blockchain pourrait-elle réaliser des prouesses ?

Le blockchain, késako ?

Aussi appelée “chaîne de blocs” en français, il s’agit d’une technologie qui permet de stocker et transmettre des informations sans aucun organe de contrôle. Les données de ce réseau mises à la suite donnent ainsi une chaîne, formant un véritable recueil numérique de données. Certains blockchains sont publiques, et d’autres sont privés. Parmi ses nombreux avantages, le site blockchainfrance.net avance qu’une telle technologie est totalement “transparente et sécurisée.”

Le site la compare à un “grand livre comptable public” et cite le mathématicien Jean-Paul Delahaye pour qui il s’agit d’ “un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible d’effacer et indestructible.”

Bitcoin : le lancement du blockchain

Vous avez peut-être déjà entendu le nom de “blockchain” dans le cadre des cryptomonnaies. Et en effet, le premier blockchain est apparue en même temps que le Bitcoin, il y a dix ans, en 2008. Elle est alors ce qu’on appelle “l’architecture” de cette monnaie et était à l’origine dédié au monnaies virtuelles.

Quels autres secteurs d’application pour l’avenir ?

D’après le site novencia.com, “les champs d’exploitation sont immenses”. Dans un interview accordé au site internet, Noël Rimbert, très pointu sur la technologie, avance que cette architecture financière pourrait “remplacer […] des “tiers de confiance”, notamment dans les métiers de banque, des notaires et du cadastre.” Rimbert ajoute qu’aujourd’hui seulement 2,5 milliards d’humains sur 7 ont accès à un système bancaire, et que le blockchain pourrait permettre aux personnes “non bancarisées” d’effectuer des virements et d’en recevoir.

Les domaines bancaires et de la finance sont certes très intéressés par la technologie blockchain, mais ils ne sont pas les seuls. Le blockchain s’utilise déjà et vise à se soumettre à d’autres domaines d’applications.

Noël Rimbert cite par exemple la transaction diamantaire, dont le blockchain permettrait certaines fraudes.
On peut aussi penser à l’assurance, qui pourra alors, d’après Blockchain France, “s’émanciper des phases de déclaration” et “construire de nouveaux systèmes d’assurance via internet sans intermédiaires” avec les smart contracts notamment. Certaines compagnies d’assurance comme Allianz, Lloyds ou Axa sont déjà en train de plancher sur la technologie.

Le site bankicoin.fr prend également pour exemple l’identité numérique, rappelant que beaucoup d’utilisateurs sont en proie aux hackers en utilisant le même mot de passe pour de nombreux sites. Le blockchain permettrait d’aller à l’ “inverse de la centralisation des mots de passe”.

Le site cite également une catégorie “Gouvernement et Démocratie” avançant que la technologie blockchain pourrait être “fiable” et “transparente” et permettrait “le vote en ligne”. Une idée particulièrement intéressante pour les dictatures ou les pays ayant des cas de fraudes lors d’élections. Sans parler de toutes ces nations qui envisagent de créer leurs propres cryptomonnaies. Comme la Suisse dernièrement qui parlait de développer le e-franc. En attendant que le projet voit le jour, pour acheter un Bitcoin suisse, tout est mis en oeuvre.

La Suisse et sa Crypto Valley se positionnent comme chefs de file et n’ont pas fini d’innover. Car… L’immobilier, les domaines de la santé, de la logistique sont eux aussi concernés. Les secteurs d’application pour la technologie blockchain semblent offrir à tous des perspectives illimitées ! L’avenir nous réserve encore de belles surprises d’évolutions.