Comment fonctionne le cloud ?

On en entend abondamment parler, mais sait-on vraiment à quoi ça sert et comment ça fonctionne ? En fait, tout le monde utilise le Cloud, ou le Nuage, sans y porter trop attention…

En quoi cela consiste-t-il ?

Le Cloud pourrait être comparé à une mémoire informatique de taille gigantesque, qui flotterait quelque part au-dessus de nos têtes, et à laquelle nous pouvons accéder de n’importe quel endroit. Le principe est que les utilisateurs ne sont plus limités à un lieu physique pour consulter des photographies de vacances ou des documents professionnels.

Les avantages sont innombrables : gain d’espace, de temps, de ressources et d’argent (voir : comparatif des meilleurs clouds). Chaque utilisateur est en mesure d’accéder librement à des fichiers, sans avoir à se soucier du dispositif qu’il utilise.

Où exactement les données sont-elles stockées ?

D’immenses data centers répartis sur 4 continents stockent les données du Cloud. Par exemple, Google et Microsoft disposent d’un tel centre à Dublin. Toutefois, cela ne signifie pas que vos données convergeront à cet endroit en particulier. Elles peuvent aussi bien être hébergées en sol américain.

L’envers de la médaille de la multiplicité des lieux de sauvegarde

Il arrive fréquemment que les données soient copiées dans plusieurs centres. Cette technique de sauvegarde a pour avantage de limiter la perte de données en cas d’incident.

Ces pratiques engendrent des problématiques, notamment en ce qui concerne la législation sur la vie privée. Dépendamment des pays, ces règles s’avèrent plus ou moins souples. Ces disparités entre États fait en sorte que des données confidentielles stockées dans le Cloud peuvent être respectées dans une certaine région géographique du monde, mais pas ailleurs. Par exemple, le Patriot Act autorise le gouvernement américain à s’immiscer dans les serveurs d’entreprises, sous le couvert d’une menace terroriste. Il arrive cependant que ce prétexte spécifique donne lieu à la récupération d’autres données.

Est-ce sécuritaire ?

D’un point de vue global, a priori, le Cloud est considéré comme étant sécuritaire. Il importe de demeurer vigilant en ce qui concerne les mesures de sécurité déployées par le service Cloud utilisé, et ses propres mots de passe.

La meilleure stratégie pour bien protéger son mot de passe est de sélectionner une combinaison complexe, unique, ne servant pas à d’autres services. Optez pour des mots de passe forts, comportant à la fois des lettres, chiffres et caractères spéciaux. Au moindre incident de sécurité, prenez l’habitude de modifier sur le champ vos mots de passe.

Que peut-on y stocker ?

Gardez en tête que le Cloud n’est pas infaillible (comme toute chose en ce monde). L’ensemble de vos données sensibles ne devraient pas être stockées dans le Cloud.

En ce qui concerne les particuliers, la question demeure assez subjective. Considérez que des photos de stars nues ne présentent pas du tout le même intérêt que celle de Monsieur ou Madame tout le monde en vacances sur la plage…

Chaque fois que vous déposez des données dans le Nuage, interrogez-vous si la nature de ces documents pourrait éventuellement vous nuire.

Le partage de données comporte-t-il des risques ?

Lorsque des cybermalfaiteurs s’attaquent à des serveurs, il y a peu d’incidence que des données partagées soient interceptées. Toutefois, prenez l’habitude de crypter vos documents sensibles, avant de les stocker dans le Cloud, et de transmettre le mot de passe permettant le décryptage des fichiers par le biais d’un autre canal. De nos jours, il existe plusieurs logiciels de cryptage simples d’utilisation qui vous permettront de sécuriser vos données en toute quiétude (entre autres Ghostscript, VeraCrypt ou TrueCrypt).