Accepteriez-vous d’être payé en crypto-monnaie ?

Selon un rapport Kraken, si vous faites partie de la génération X ou que vous êtes un Millenial, vous serez plus réceptifs à cette offre que les autres générations. Qu’en est-il spécifiquement des Français sur le sujet ? Une étude leur a posé la question l’année dernière, et voici ce qu’ils ont répondu.

Une idée plus populaire chez les hommes que chez les femmes

Assez bien vu par les deux genres, l’idée d’être payé en partie par crypto-monnaie, plaît un peu plus aux hommes qu’aux femmes. C’est tout de même plus de la moitié des deux sexes qui s’accordent pour répondre oui à cette question. 55 % des femmes et 66 % des hommes français accepteraient donc de revoir leur mode de paiement si leur employeur le leur demandait.

En réalité, cette pratique existe déjà dans le monde, et même dans l’Hexagone. Malheureusement, il existe beaucoup de contraintes fiscales et juridiques qui viennent décourager les boîtes françaises de payer leurs employés en crypto-monnaie.

Les générations se suivent… mais ne voient pas les crypto-monnaies du même oeil

L’étude réalisée par Qapa et Paypite démontre aussi des différences générationnelles sur le sujet de la monnaie virtuelle. Pour les Millenials, par exemple, ce mode de paiement est beaucoup mieux accepté. Né à l’âge de l’internet et avide de technologie en général, ils voient ce changement comme un avancement qui ne leur fait pas peur. La même chose ne peut pas être affirmée pour la génération des Baby-Boomers pour qui la crypto-monnaie ne fait pas partie de leurs intérêts et qui leur préfèrent encore les euros et les dollars.

C’est donc 62 % de Millennials qui désireraient être payés par leur entreprise dans ce type de monnaie. Mais cela n’arrivera pas demain en France. Le Code du travail est clair sur le sujet alors qu’il indique que le versement d’un salaire se doit d’être fait en monnaie fiduciaire ou ayant cours légal sur le territoire. La nouvelle génération devra donc s’armer de patience ou exercer plus de pression pour un changement plus rapide.

Des exceptions françaises

Il y a tout de même du mouvement. Bitwage, une start-up d’Orange Fab, propose déjà un service de paiement de salaire par bitcoin, mais uniquement pour les indépendants. Une autre start-up de Toulouse, Talao, est parvenue à obtenir par levée de fonds une valeur de 60 millions d’euros, entièrement en crypto-monnaie. Le service offert par l’entreprise est le recrutement et l’embauche de free-lancers par paiement en jetons Talao, basés sur une autre monnaie virtuelle : l’Ethereum.

Une idée de plus en populaire dans de nombreux pays

Il existe de nombreux exemples à l’international qui démontre le bon fonctionnement du paiement par crypto-monnaie. Au Japon, l’entreprise GMO s’est mise au paiement partiel des salaires en bitcoins. Il faut savoir que ce pays représente à lui seul la moitié des échanges mondiaux de crypto-monnaies. En Suisse, c’est le groupe KPMG qui propose cette solution à ses employés.

L’Australie, elle, veut devenir un leader mondial. Pour y arriver, elle s’est dotée, bien avant tous les autres pays, d’un arsenal réglementaire qui a pour but d’augmenter la confiance des citoyens face à ce type de monnaie.